Revue de presse ADCET n° 147 du 06 décembre 2021

Mobilité

A Montpellier, la gratuité totale des transports coûtera 24 millions d’euros par an

lagazettedescommunes.com - Nathalie Arensonas • club : Club Techni.cités

Publié le 29 novembre 2021

Mesure écologique et sociale pour les uns, fiscalement injuste et financièrement risqué pour les autres, la gratuité des transports collectifs continue d’agiter les élus et acteurs économiques du secteur. Le maire de Montpellier, qui en avait fait un thème majeur de sa campagne en 2020, fait ses comptes et se félicite des premiers effets de la gratuité réservée aux jeunes et aux retraités. La mesure sera généralisée dans deux ans dans la capitale occitane.

Transports : la gratuité, oui, mais à quel prix ?

Michaël Delafosse avait placé la gratuité des transports en commun au rang des priorités de sa campagne aux municipales de 2020. La promesse figurait sur le bulletin de vote de la liste socialiste. Élu maire et président de la métropole, il a d’abord cantonné l’accès libre aux transports les week-ends. Puis, voyager gratis dans les bus et tramways de la métropole occitane est devenu possible à la rentrée 2021 pour les moins de 18 ans et les plus de 65 ans. Et pour ne pas faire de jaloux, les abonnés du réseau de transport urbain qui n’entrent pas dans cette classe d’âge, bénéficient d’une réduction de 10%. Fin 2023, la gratuité sera étendue à tous les Montpelliérains, toujours à condition d’habiter et/ou, de payer ses impôts dans la métropole.
« La gratuité des transports n’est jamais gratuite : soit tu paies ton ticket, soit tu vois augmenter tes impôts », résumait Sylvie Charles, vice-présidente de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), le 25 novembre, en marge de la présentation du Baromètre de la mobilité. Selon les chiffres de l’UTP, le prix moyen du ticket est de 1,27 euro, celui d’un abonnement 31 euros, et le baromètre montre que seuls 14% des voyageurs disent utiliser les transports publics parce que ce n’est pas cher…

A Montpellier, le coût de la gratuité pour la collectivité locale s’élève aujourd’hui à 8,2 millions d’euros par an et atteindra 24 millions d’euros lorsque la mesure sera étendue à tous les habitants, fin 2023. Sur un total de recettes commerciales de 39 millions d’euros (15 millions sont issus de la vente de billets occasionnels,  liée à l’activité touristique). Un trou financier pour la collectivité que les élus assument : « Sur la métropole, le taux de pauvreté est élevé, 27% de nos habitants ont un revenu de moins de 1 045 euros par mois et 80% des plus de 65 ans, durement touchés par l’isolement lié à la crise sanitaire, perçoivent une toute petite retraite, justifie Julie Frêche, vice-présidente de la métropole, en charge de la mobilité. Favoriser le mobilité de cette frange de notre population et des jeunes est une priorité », insiste l’élue, fille de l’ancien maire de Montpellier. « Élargir la gratuité à tous nos habitants, dans deux ans, c’est un moyen d’augmenter le consentement à l’impôt en touchant aussi les classes moyennes qui participent à l’effort d’investissement dans les infrastructures de la métropole », ajoute-t-elle.

60% de nouveaux usagers

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Transports publics : l'UTP demande aux candidats de « s'engager » 

maire-info.com - Par Franck Lemarc

Publié le 29 novembre 2021

L'Union du transport public (UTP) vient de publier son « manifeste » adressé aux candidats à l'élection présidentielle, « pour sensibiliser le futur chef de l'État à l'absolue nécessité de soutenir les transports publics et ferroviaires ». Avec, au menu, 20 propositions concrètes pour augmenter la part modale des transports collectifs. 

Les alertes urgentes sur la dégradation de la situation climatique n’y font rien : la part modale des transports collectifs, loin d’augmenter, diminue. 

C’est le bilan de la dernière enquête du ministère chargé des Transports qui l’indique : entre 2019 en 2020, la part des déplacements en véhicules particuliers a augmenté de 4,4 points, tandis que celle des transports collectifs a diminué de 3,6 points. Et l’épidémie, qui se traduit naturellement par une crainte accrue de prendre les transports en commun où les gestes barrières sont souvent bien difficiles à respecter, ne risque pas d’arranger les choses. 

Triple rôle

Dans ce contexte, l’UTP – qui regroupe les entreprises du transport public et du fret – milite pour « renverser la tendance », en rappelant que le transport est responsable, en France, de 31 % des émissions de gaz à effet de serre. Il faut donc « favoriser résolument les transports publics et ferroviaires, seuls modes capables d’assurer la mobilité du plus grand nombre et le transport de marchandises tout en préservant la planète et la qualité de vie ». 

Au-delà de la question climatique, les transporteurs réaffirment le rôle joué par les transports collectifs dans « un aménagement plus équilibré du territoire », assurant qu’ils « participent à la cohésion sociale et territoriale »  et constituent « une réponse efficiente aux questions de mobilité à moindre coût », dans un contexte de flambée des prix des carburants.

Enfin, l’UTP pointe le rôle central des transports publics dans le développement économique du pays.

2,5 milliards d’euros pour les transports urbains

Ces trois raisons (climatique, sociale et économique) amènent l’organisation professionnelle des transporteurs à interpeller les candidats à l’élection présidentielle, pour leur demander de « s’engager pour une mobilité durable au service de tous les Français ». 

D’abord sur le plan financier : l’UTP demande « un soutien pérenne de l’État aux projets de développement des infrastructures et des services de transport urbain ou périurbain portés par les Autorités organisatrices de la mobilité de toutes taille », en passant « d’une logique d’appel à projets à une logique d’accompagnement continu ». L’UTP propose une base de 2,5 milliards d’euros sur le prochain quinquennat, avec pour objectif de « doubler la part modale du transport public urbain en engageant l’État et les collectivités territoriales ». 

Pour ce qui concerne le ferroviaire, l’UTP propose de « porter l’effort de SNCF Réseau à 6 milliards d’euros par an pour moderniser le réseau ».

Lire la suite : https://www.maire-info.com/transports/transports-publics-utp-demande-aux-candidats-sengager--article-25872

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Une DG pour doper la RATP sur son offre de mobilité en tant que service

larevuedudigital.com

Publié le 30 novembre 2021 par La Revue du Digital

La RATP crée une Business Unit dédiée à la Mobility as a Service, dont la direction générale est confiée à Florence Leveel. Il s’agit de monter en puissance afin de commercialiser son offre de Maas (Mobilité as a service) issue du rachat de Mappy en novembre 2020. La nouvelle entité est rattachée à RATP Smart Systems, filiale digitale du groupe RATP.

Florence Leveel, RATP Smart Systems

Proposer un compagnon digital pour ses déplacements

L’objectif est constituer un champion français du MaaS, ou Mobility as a Service, un compagnon digital du quotidien pour se déplacer sans couture, de manière fluide et simple en gérant plusieurs moyens de transport. Florence Leveel était jusqu’alors directrice-générale de Mappy. Elle est diplômée de Sciences Po et HEC, et dispose de près de 20 ans d’expérience dans le développement de services et de médias digitaux pour le grand public, en France, en Europe et aux États-Unis.

La DG est intervenue dans les stratégies de marketing digital au sein d’Accenture et Lagardère. Directrice marketing et communication de Mappy depuis 2012, elle en a été la directrice générale à partir de 2019. Dans le même temps, Mappy s’est transformé pour évoluer d’un service de cartographie à un service de mobilité en France. Mappy revendique 12 millions d’utilisateurs uniques mensuels en France sur son application mobile et sur son site internet.

La RATP doit proposer une offre commerciale plus lisible aux collectivités

« La RATP est entrée dans la bataille du MaaS et des services intégrés de mobilité depuis plus d’un an » explique Hiba Farès, directrice en charge de l’Expérience Clients, des Services et du Marketing au sein du groupe RATP. La RATP propose deux assistants digitaux de mobilité à ses clients avec Mappy et Bonjour. « La Business Unit Mobility as a Service va renforcer les liens entre nos solutions digitales franciliennes et nationales » poursuit-elle. « Il s’agit par ailleurs de proposer aux villes et aux collectivités une offre commerciale plus lisible avec l’objectif de les accompagner dans chacun de leurs projets » termine-t-elle. 

L’application Bonjour utilise désormais la cartographie Mappy et intègre 150 000 « points d’intérêt » qui y sont référencés. La RATP a ajouté un système de navigation par GPS pour vélo et trottinette sur l’application nationale Mappy. Il permet aux utilisateurs de choisir l’itinéraire le plus direct ou celui par lequel ils emprunteront le plus de pistes cyclables. Près de 67 000 kilomètres de pistes cyclables ont été intégrés et sont actualisés chaque mois.

Intégration des Vélib’, des VTC et des trottinettes dans l’assistant

Lire la suite : https://www.larevuedudigital.com/une-dg-pour-doper-la-ratp-sur-son-offre-de-mobilite-en-tant-que-service/

Cybersécurité

Le "cyberscore", pour noter le niveau de cybersécurité des sites, pourrait s'appliquer en 2023

usine-digitale.fr - Raphaële Karayan

Publié le 30 novembre 2021

L'Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi sénatoriale déposée en 2020. Les sites seraient évalués selon le niveau de sécurisation des données qu'ils hébergent.

Visualiser le niveau de cybersécurité d'un site internet à l'aide d'un "cyberscore", pour reprendre l'idée du nutriscore pour les produits alimentaires ou des étiquettes énergétiques, sera peut-être une réalité en octobre 2023. L'Assemblée nationale a adopté une proposition de loi en ce sens en première lecture le 26 novembre. Déposée par le sénateur Laurent Lafon en juillet 2020, elle avait été adoptée par la chambre haute en octobre 2020.

EVALUATION PAR DES PRESTATAIRES AGRÉÉS

Le cyberscore attribuerait aux sites une note de A à E en fonction de la localisation de l'hébergement des données, et des dispositifs mis en place pour protéger leurs systèmes d'information et les données personnelles. Un code couleur allant du vert au rouge serait apposé sur la page d'accueil et sur la page de connexion pour être aisément repérable par les internautes.

Les députés ont fait évoluer la proposition de loi en ajoutant un système de certification du cyberscore par des organismes habilités par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). La prise en compte de la localisation des données est également issue d'un amendement, qui a été voté contre l'avis du gouvernement.

SEUIL FIXÉ PAR DÉCRET

Le cyberscore deviendrait obligatoire pour tous les fournisseurs de services en ligne opérant sur le territoire français, à partir d'un seuil de trafic fixé par décret. Les services de messagerie et de visioconférence ZoomWhatsapp et Messenger seraient également concernés. En tout, le cyberscore devrait s'appliquer à une centaine de services, estime le rapporteur Christophe Naegelen (UDI).

En cas de manquement, les entreprises contrevenantes s'exposeraient à une amende de 375 000 euros.

Lire la suite : https://www.usine-digitale.fr/article/le-cyberscore-pour-noter-le-niveau-de-cybersecurite-des-sites-pourrait-s-appliquer-en-2023.N1163962

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Des milliers de passeports français mis en vente sur le Dark Web

PIRATAGE Les acheteurs peuvent utiliser les documents volés pour faire de l’usurpation d’identité

20minutes.fr - 20 Minutes avec agence

Publié le 04 décembre 2021

Des pirates informatiques revendent en ce moment des passeports et carte d’identité français sur des sites d’e-commerce du Dark Web. C’est ce qu’a repéré Zataz, un site spécialisé dans la délinquance informatique, ce mercredi, rapporte Presse-Citron.

Au total, plus de 3.000 documents d’identité seraient en vente pour un tarif moyen de 600 dollars. Si ces documents officiels sont censés être difficilement modifiables, des personnes malveillantes peuvent toutefois usurper l’identité de la victime avec ces données pour ouvrir une entreprise ou contracter un crédit.

5.000 passeports déjà mis en vente en juin

S’il vous est arrivé récemment de perdre ou de vous faire voler un document d’identité, il est vivement recommandé d’aller le signaler le plus vite possible aux autorités. Une fois ce signalement effectué, les forces de l’ordre pourront plus facilement repérer et empêcher une usurpation.

En juin dernier, les hackers à l’origine de cette vente avaient déjà diffusé plus de 5.000 passeports afin de promouvoir leur commerce. Ils avaient été dérobés à des hôtels situés en République dominicaine. Les pirates avaient aussi mis en vente, pour 3.000 dollars, quelque 70 millions de données personnelles de ressortissants américains, rappelle Capital

Lire la suite : https://www.20minutes.fr/high-tech/3188567-20211204-milliers-passeports-francais-mis-vente-dark-web

Carte de paiement biométrique

2022 : quand le paiement biométrique se généralisera : rapport SPA

biometricupdate.com - Franck Hersev

Publié le 3 décembre 2021 Frank Hersey

Pilotes et standards accélérant la prise en main, déploiement Zwipe, montée en puissance clé en main Idex

Un nombre croissant de projets pilotes et désormais de déploiements commerciaux de cartes de paiement biométriques, ainsi que le développement de normes, indiquent tous que le mode de paiement sécurisé et sans contact se généralisera dès 2022, selon un nouveau rapport de la Smart Payment Association (SPA).

Depuis la présentation des possibilités de la technologie biométrique de correspondance sur carte en 2013 , la SPA a vu une sorte de révolution parmi ses membres. En cinq ans, l'EMVCo, qui développe des spécifications et une certification de produits pour les émetteurs et les réseaux de paiement , a publié des spécifications biométriques fonctionnelles et de sécurité qui ont ouvert la voie à plus de 20 pilotes de cartes de paiement biométriques actuellement en cours et au premier déploiement commercial, par BNP Paribas en France. . Avec les commentaires des membres et l'ABI Research 2020 rapport , SPA prévoit le déploiement de masse critique pour se produire l'année prochaine.

La pandémie de COVID a été un accélérateur pour les paiements sans contact. Au Royaume-Uni, les paiements sans contact représentent environ 57% de tous les paiements en magasin, selon Fingerprint Cards,  soit 72% des paiements par carte, Computer Weekly évaluant le chiffre à 88,6% des paiements par carte en 2020.

La SPA estime que la familiarisation générale avec la biométrie à partir de l'utilisation des smartphones conduit non seulement à l'acceptation des cartes de paiement biométriques, mais à la demande car l'élément biométrique est considéré comme plus sûr.

Une recherche de Visa et une étude  de Fingerprint Cards en collaboration avec Kantar montrent que les consommateurs ont une nette préférence pour l'utilisation de cartes sans contact plutôt que pour les portefeuilles numériques, avec une faible croissance prévue pour ces derniers. FPC a découvert que 62 % des consommateurs changeraient de banque pour obtenir une carte biométrique (ce chiffre atteint 70 % parmi les utilisateurs fréquents de cartes sans contact), et 42 % sont prêts à payer en moyenne 10,70 USD de plus par an pour une carte biométrique (en hausse à 74% parmi les utilisateurs fréquents de téléphonie mobile payante).

Plus de la moitié (53%) des consommateurs britanniques ont des doutes sur la sécurité en cas de vol de leur carte et il existe une confusion sur les limites de paiement. Puis les limites ont de nouveau augmenté, passant de 45 £ à 100 £ (133 $), parmi les plus élevées au monde. Les cartes de paiement biométriques peuvent apaiser les doutes, car des limites inférieures peuvent être fixées pour le moment où l'empreinte digitale est requise ou cela peut être une étape nécessaire pour chaque paiement.

Le rapport SPA indique que les cartes biométriques peuvent également améliorer l'inclusion financière là où les niveaux d'alphabétisation peuvent être faibles et les utilisateurs peu habitués à saisir des codes PIN ou des mots de passe. L'association explore également l'intégration des technologies dans les portefeuilles de devises numériques et cryptographiques.

Lire la suite (en anglais) : 2022 is when biometric payment cards will go mainstream: SPA report - https://www.biometricupdate.com/202112/2022-is-when-biometric-payment-cards-will-go-mainstream-spa-report

Identité électronique

Devenez complotiste ou fan de chats ? L'Unesco propose de changer d'identité numérique grâce à une extension Chrome

clubic.com - Vincent Touveneau

Publié le 28 novembre 2021

Un joli coup de communication de la part de l'UNESCO, qui a créé une extension qui vous permet d'échanger vos cookies pour avoir une autre identité à partir de Chrome . Conçue avec l'agence DDB Paris, le projet est amusant et a surtout pour objet de sensibiliser à l’éthique de l’intelligence artificielle.

La collecte de nos données sur Internet rapporte toujours des milliards, mais Google envisage la fin des cookies tiers en 2023.

Sensibiliser le public à l’éthique de l’intelligence artificielle

On préfère vous prévenir, télécharger l'extension The Cookie Factory pour Chrome est presque une expérience psychédélique. Dès les premiers instants, l’écran est saturé de GIFs qui apparaissent et disparaissent aussitôt. Vous avez la possibilité de choisir parmi 36 identités dont une petite punk, un chasseur, un fan d’héroic fantasy ou même un millionnaire. Vous pouvez également customiser votre personnalité de toute pièce avec 76 variations.

L’utilité du projet est double. Les créateurs de l’extension souhaitent tromper vos algorithmes en faisant des recherches Google qui correspondent à votre avatar. Le but final du projet est de vous montrer comment et pourquoi les sites collectent vos données. Au final, on a l'impression d'entrer dans la vie privée virtuelle d'une autre personne, en sachant que l'extension peut être stoppée à tout moment

L’Unesco fait un constat sans appel car les cookies peuvent être utilisés à des fins frauduleuses. En rédigeant un accord sur l’éthique de l’intelligence artificielle, l’organisme veut inciter les pays à affûter leur déontologie en matière de droits numériques. Avec toujours ce motto qu’on a tous bien intégré : si c’est gratuit, c’est vous le produit.

Le consentement aux cookies en question

Lire la suite : https://www.clubic.com/antivirus-securite-informatique/virus-hacker-piratage/anonyme-internet/actualite-395880-devenez-complotiste-ou-fan-de-chats-l-unesco-propose-de-changer-d-identite-numerique-grace-a-une-extension-chrome.html

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Les consommateurs ont-ils davantage confiance dans l’identité numérique ?

frenchweb.fr - [Contenu réalisé en partenariat avec Onfido]

Publié le 29 novembre 2021

L’an passé, la pandémie de Covid-19 a conduit à l’explosion de l’usage des outils numériques. Avec une transition digitale accélérée par la crise sanitaire, les consommateurs n’ont ainsi eu d’autre choix que de décliner beaucoup plus souvent leur identité pour se connecter à différents services en ligne leur permettant de travailler ou de se divertir. Cette période sans précédent a été analysée par Okta et Onfido, spécialiste de la vérification d’identité en ligne, dans l’enquête «Numérique par Défaut : comment faire pour instaurer de la confiance avec les clients d’aujourd’hui». Dans ce cadre, 5 000 personnes ont été interrogées au Royaume-Uni, aux États-Unis, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. Onfido livre les enseignements clés de cette étude sur la perception de l’accès numérique par les consommateurs.

Comment le rapport des consommateurs à l’identité numérique a-t-il été bouleversé par la pandémie de Covid-19?

Le Covid-19 a accéléré la transition numérique. Pendant la pandémie de Covid-19, les consommateurs se sont tournés vers les services numériques, tout simplement parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix. Ils ont donc dû leur faire confiance !

D’après notre enquête Numérique par Défaut, un client sur deux se sent plus à l’aise pour accéder aux services en ligne maintenant qu’avant la pandémie de Covid-19 et 67% des clients souhaitent pouvoir ouvrir un nouveau compte bancaire en ligne.

Lorsque nous zoomons sur :

- Le profil des personnes les plus «à l’aise» : il en ressort que les personnes de moins de 34 ans sont beaucoup plus à l’aise avec les services en ligne. Certainement parce qu’ils accèdent régulièrement à davantage de services en ligne et ont ainsi plus l’habitude.

- Les pays : une plus grande proportion de clients basés aux États-Unis se sentent plus à l’aise après la pandémie, suivi du Royaume-Uni et la France.

Lire la suite : https://www.frenchweb.fr/les-consommateurs-ont-ils-davantage-confiance-dans-lidentite-numerique/430184

Identité

Féminin ou masculin, une catégorisation trop binaire : le genre va disparaître de la carte d'identité belge

rtbf.be - Maxime Fettweis avec Belga

Publié le 30 novembre 2021

La référence au genre va disparaitre des cartes d'identité belges, rapportent les médias du groupe Mediahuis mardi. De la sorte l'enregistrement de personnes "non-binaires" sera rendu possible.

En 2019,  la Cour constitutionnelle a annulé des dispositions de la loi transgenre du 25 juin 2017 jugées déraisonnablement contraignantes et donc discriminatoires. La Cour jugeait lacunaire le maintien de catégories binaires, homme ou femme, pour l'enregistrement du sexe dans l'acte de naissance. 

Le gouvernement fédéral, avait l'intention de résoudre cet aspect inconstitutionnel, mais il n'était pas clair comment procéder à ce stade.

 Le genre "X" abandonné

Une option était de déterminer un genre avec le signe "X" sur une carte d'identité. Mais pour finir le gouvernement a décidé d'abandonner la référence au genre qui était apparue en 2003 sur la carte d'identité, selon une note politique pour 2022 soumise à la Chambre.

Les ministres de la Justice, ­Vincent Van Quickenborne (Open Vld) et des Affaires intérieures, Annelies Verlinden (CD&V) de même que la Secrétaire d'Etat à l'Egalité des chances, Sarah Schlitz, ont préparé conjointement un projet de loi à cet égard.

La mention restera au registre national

Toutefois, il s'agit davantage d'invisibiliser le genre du détenteur de la carte car il s'agit d'une information à caractère personnelle. En revanche, le genre ne disparaîtra pas du registre national dans lequel il est modifiable en cas de transition de genre. 

Les Affaires intérieures doivent encore se pencher sur des aspects techniques, notamment sur l'impact de cette suppression sur les voyages et la distribution de cette nouvelle carte. "Dès que les derniers aspects techniques seront clarifiés, nous souhaitons mettre cela en oeuvre rapidement", assure Jessika Soors, la porte-parole de Mme Schlitz.

Lire la suite : https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_feminin-ou-masculin-une-categorisation-trop-binaire-le-sexe-va-disparaitre-de-la-carte-d-identite-belge?id=10888492

5G

Stratégie d’accélération 5G | Annonce de cinq nouveaux projets lauréats et publication d’un observatoire de la 5G

gouvernement.fr - Communiqué

Publié le 2 décembre 2021

Dans le cadre de la stratégie d’accélération sur la 5G et les futures générations de réseaux mobiles, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, ont annoncé cinq nouveaux projets lauréats ainsi que la publication d’un observatoire sur la 5G, confirmant le fort potentiel économique de cette technologie.

Annoncée le 6 juillet 2021, la stratégie d’accélération sur la 5G et les futurs réseaux de télécommunication est structurée autour de quatre axes principaux :

  • Axe 1 : le développement des usages 5G
  • Axe 2 : le développement de solutions françaises
  • Axe 3 : la R&D pour le développement des futures générations de réseaux
  • Axe 4 : la formation

Cette stratégie sera soutenue au total à hauteur de 735 millions d’euros par des financements publics d’ici 2025 (France Relance et PIA 4), ce qui permettra, par effet de levier, de mobiliser jusqu’à 1,7 milliard d’euros d’investissements.

CINQ NOUVEAUX PROJETS LAURÉATS AU SERVICE DE L’INNOVATION DANS LES RÉSEAUX MOBILES

A date, la stratégie d’accélération a permis de soutenir 26 projets pour un investissement total de 434 millions d’euros, dont un soutien public de 131 millions d’euros. Dans le cadre des axes 2 et 3 de la stratégie, le Gouvernement apporte aujourd’hui son soutien à cinq nouveaux projets pour un investissement total de 44 millions d’euros, dont un soutien public de 24 millions. Ces projets visent à placer la France à la pointe de l’innovation technologique dans le domaine des réseaux mobiles et, in fine, à développer des projets à fort impact social et environnemental. Les prochaines relèves de cet appel à projet interviendront les 17 décembre 2021 et 9 mars 2022.

Le projet « DAT 5G » de Red Technologies, pour la conception d'une plateforme de connectivité et de services 5G NR-U donnant la possibilité, notamment aux PME, ETI et collectivités locales de disposer d'un réseau 5G privatif performant a un coût compétitif.

Le projet « Docte 6G » de NXP en partenariat avec 3DIS, Ericsson, l’Institut Mines Télécom et XLIM, consiste à concevoir les technologies matérielles de télécommunication pour permettre l’avènement des futurs réseaux 6G.

Le projet « Cœur 5G » de la SNCF en partenariat avec Airbus, l’IRT b<>com et Kontron, pour le développement d’un cœur 5G et de solutions d’hybridation de réseaux au service des missions critiques et des applications industrielles du secteur ferroviaire.

Le projet « ENE5AI » de Gandi en partenariat avec l’Afnic, Alter Way, Amarisoft, Atos, Celeste, Cesames, CityPassenger, le CNAM, EDF, Fives, Green Communications, NewGeneration, Suez, Théia energy, Université Paris Saclay, Sorbonne Université, pour la conception et la définition d’une infrastructure numérique « edge » qui sera testée dans cinq environnements différents (industrie 4.0, gestion intelligente du smartgrid, intervention des pompiers sur un vaste incendie, gestion et contrôle par une collectivité de la production d'eau, et pilotage intelligent pour minimiser la consommation électrique d'un réseau de centres de données).

Le projet « 6G » de Qualcomm pour le déploiement d’une plateforme d’innovation 5G/6G à Lannion pour concevoir des équipements de nouvelle génération adaptés aux bandes 3,5 GHz et 26 GHz et aux verticaux.

Cet appel à projets est éligible au plan national de relance et de résilience (PNRR) qui s’inscrit plus globalement, au niveau européen, dans le plan de relance NextGenerationEU.

Consulter le cahier des charges de l'appel à projets

LA 5G, UN POTENTIEL DE 23 À 27 MD€ À L’HORIZON 2027

Lire le communiqué de presse : https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2021/12/20211202_-_cp_evenement_sa_5g_vdef.pdf

Lire la suite : https://www.gouvernement.fr/strategie-d-acceleration-5g-annonce-de-cinq-nouveaux-projets-laureats-et-publication-d-un

Internet des Objets

Parlement Anglais. Cybersécurité : un projet de loi pour interdire les mots de passe par défaut dans les appareils connectés

europe1.fr - Anicet Mbida

Publié le 29 novembre 2021

Chaque jour, Anicet Mbida nous fait découvrir une innovation qui pourrait bien changer notre façon de consommer. Ce lundi, il s'intéresse à une nouveauté en matière de cybersécurité. Il s'agit d'un projet de loi qui oblige chaque appareil à avoir, dès l’usine, un mot de passe unique que les pirates ne pourront plus deviner.

Ce lundi, Anicet Mbida s’intéresse à la cybersécurité. Avec un projet de loi qui promet d’interdire les mots de passe par défaut dans les appareils connectés.

Quand vous achetez une borne wifi, une caméra de surveillance ou une imprimante en réseau, certains fabricants utilisent un mot de passe par défaut. En général « Admin », "Password" ou "123456". Problème, beaucoup d’entre nous ne changent pas ce mot de passe. L’appareil peut être très facilement piraté. C’est loin d’être anecdotique. Selon le dernier rapport de Symantec (un spécialiste de la cybersécurité), 55% des appareils connectés utilisent 123456 comme mot de passe. Plus de la moitié !

Cette loi oblige chaque appareil à avoir, dès l’usine, un mot de passe unique que les pirates ne pourront plus deviner. Elle impose aussi d’automatiser les mises à jour dès qu’une faille de sécurité est découverte, de protéger l’accès aux données des utilisateurs… Bref, d’envisager une sécurité dès la conception, plutôt que de s’intéresser uniquement aux nouvelles fonctions.

Et qu’est-ce qu’on risque si l’on ne respecte pas les règles ?

Une interdiction de commercialisation et une amende de 11 millions d’euros ou 4% de son chiffre d’affaires mondial. De quoi faire réfléchir. Plus possible de laisser peser toute la responsabilité sur l’utilisateur. Le fabricant devient, lui aussi, redevable.

Il y a juste une précision à apporter : ce projet de loi vient d’être présenté au parlement anglais et non français ou européen. On pourrait peut-être s’en inspirer.

Pourtant, il y a récemment eu une loi sur la cybersécurité. Le volet des appareils domestiques n’a pas été abordé ?

Lire la suite : https://www.europe1.fr/emissions/L-innovation-du-jour/cybersecurite-un-projet-de-loi-pour-interdire-les-mots-de-passe-par-defaut-dans-les-appareils-connectes-4079578

Bordeaux Métropole

Foncier, innovation, ESS : Bordeaux Métropole adopte sa stratégie économique

objectifaquitaine.latribune.fr - Pierre Cheminade

Publié le 29 Novembre 2021

Le conseil de Bordeaux Métropole a adopté ce 26 novembre le Schéma de développement économique métropolitain à la quasi-unanimité. Longuement discutée avec le monde économique, cette feuille de route vise "une attractivité équitable" en mettant l'accent sur le soutien à l'emploi, l'économie de la transition et le rééquilibrage des territoires. 350 millions d'euros sont fléchés sur ces sujets.

Loin de l'ambiance glaciale et des forts clivages politiques qui ont marqué les débats puis le vote sur le Grand projet ferroviaire du sud-ouest (GPSO) la veille, les discussions sur le Schéma de développement économique métropolitain ont donné lieu à une large convergence de vues ce vendredi 26 novembre lors du conseil de Bordeaux Métropole. Le document stratégique a ainsi été adopté à l'unanimité moins une voix, celle de Philippe Poutou (lire plus bas).

"L'objectif c'est d'être concret et proche des besoins des entreprises avec 22 fiches actions. 90 % des propositions qui figurent dans ces fiches actions sont issues des débats que nous avons eus avec les entreprises. Autrement dit, ce sont les entreprises elles-mêmes qui nous ont aidé à construire cette feuille de route", a insisté Stéphane Delpeyrat, le vice-président en charge de l'économie, de l'emploi et de l'enseignement supérieur, avant de poursuivre :

"Les entreprises nous ont dit "soyez lisibles et soyez simples !" Nous serons lisibles avec ces fiches actions et nous serons simples, je l'espère, avec un numéro de téléphone unique pour les entreprises, un portail numérique dédié et une mise à disposition des données en open-data sur le foncier économique disponible ou encore la mobilité."

L'innovation et les transitions

Dans le sillage de cette offre revue de services aux entreprises, la Métropole veut appuyer sur l'enjeu du foncier et de l'immobilier, qui se raréfie et se renchérit. "En cohérence avec notre objectif de zéro artificialisation nette des sols, l'accent sera mis sur la requalification du foncier économique et la rénovation de ces zones d'activité économique", a assuré le vice-président, qui veut parallèlement "faire émerger les filières de demain de la transition écologique et environnementale telles que les nouveaux matériaux, l'hydrogène, les énergies renouvelables, etc."

Le soutien aux "locomotives du territoire" telles que la filière aéronautique et spatiale sera poursuivi tandis que d'autres filières jugées prometteuses et nécessaires à la transition écologique seront également encouragées. C'est le cas de la santé et de l'e-santé, de l'hydrogène, des énergies renouvelables, de l'économie circulaire et du traitement des déchets, de l'économie agroalimentaire et de la filière du dernier kilomètre.

Dans cette perspective, la Métropole entend mobiliser davantage ses 4 milliards d'euros de commande publique d'ici à 2026 pour favoriser ces innovations tout en mettant le territoire à disposition pour des expérimentations.

Proximité et équilibre

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Lille Métropole

Lille : La métropole va investir deux milliards d’euros pour rénover 14 quartiers populaires dans les prochaines années

20minutes.fr - Gilles Durand

Publié le 30 novembre 2021

URBANISME La métropole de Lille a signé, ce mardi, avec différents partenaires, la seconde phase du nouveau programme de renouvellement urbain pour les quartiers populaires

La signature du nouveau programme de renouvellement urbain pour quatorze quartiers de la métropole de Lille, le 30 novembre 2021.

  • - La métropole de Lille a signé, ce mardi, avec différents partenaires, la seconde phase du nouveau programme de renouvellement urbain pour quatorze sites situés dans des quartiers populaires.
  • - Près de 3.900 logements sociaux doivent être démolis et reconstruits, 3.400 doivent être réhabilités et 4.000 verront leurs abords réaménagés.
  • - La création de pôle de commerces et de services, de même que l’installation de filières d’excellence sont prévus par ailleurs.

C’est reparti pour une tour. La métropole de Lille (MEL) a signé, ce mardi, avec différents partenaires, la seconde phase du nouveau programme de renouvellement urbain pour quatorze sites* situés dans des quartiers populaires. Deux milliards sur la table pour améliorer le quotidien des habitants. Et des allures de déjà-vu.

« Ce n’est pas le tonneau des Danaïdes, insiste Damien Castelain, président (DVD) de la MEL. Il faut investir, investir, toujours investir. On déconstruit, on reconstruit, on améliore. Ce n’est pas en trente ans qu’on peut résorber les problèmes. C’est un travail de longue haleine pour changer l’image de nos quartiers et donner de l’emploi aux jeunes. »

Reconstruction, réhabilitation et aménagement

Concrètement, le programme comprend plusieurs phases d’opérations. Près de 3.900 logements sociaux doivent être démolis et reconstruits, 3.400 doivent être réhabilités et 4.000 verront leurs abords réaménagés. Il est également prévu de rénover ou de construire une soixantaine d’équipements de proximité, ainsi que de réaliser de nouveaux aménagements et espaces publics.

Par ailleurs, la création de pôle de commerces et de services, de même que l’installation de filières d’excellence sont dans les tuyaux. Cela ne fait pas partie du nouveau programme urbain, mais ces quartiers difficiles doivent aussi bénéficier, dans l’avenir, de la nouvelle ligne de tramway, programmée par la Mel à l’horizon 2035, et des bus à haut niveau de service.

Les premiers chantiers seront lancés en 2022 et, dans certains quartiers, les opérations peuvent se poursuivre jusqu’en 2030.

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