Revue de presse ADCET n° 102 du 21 décembre 2020

Mobilité

Le Laonnois compte sur le gaz comme carburant d’avenir  

abonne.lunion.fr -

Publié le 13 décembre 2020

GNV. Voilà trois lettres que les élus ont à la bouche depuis quelques mois.

Le gaz naturel pour véhicules fait son entrée en force sur le territoire laonnois. Une partie des bus des transports urbains laonnois roule déjà au GNV, deux autres arriveront tout prochainement, puisque les élus communautaires ont voté l’achat de nouveaux véhicules. Un est déjà en service et un autre arrivera cette semaine.

Des bus qui iront se ravitailler au sein de la nouvelle station Total située sur la zone Rousseau, qui vient d’ouvrir. une installation que beaucoup attendaient.

« Nous avons testé avec un des bus la semaine passée et cela s’est très bien passé », a indiqué Eric Delhaye, président de l’Agglomération.

A noter que des bus de la RTA viendront aussi profiter de cette nouvelle source de ravitaillement dès la semaine prochaine. Des entreprises de transport utiliseront également la station et le GNV pour circuler plus propre. « Le GNV est une énergie que nous produisons sur le territoire notamment grâce aux méthaniseurs. Les bus au GNV sont moins polluants et plus silencieux. Ils ont beaucoup d’avantages. Tous ne sont pas encore en fonction, mais au fil du temps, il est fort probable que nous devenions un territoire à énergie positive. En plus du GNV, nous produisons du biogaz de chauffage », a fait savoir le président.

Il a également évoqué la ferme photovoltaïque en cours de construction à Athies-Samoussy, qui pourra alimenter l’équivalent de 40 000 foyers en électricité. Le Pays de Laon souhaite couvrir ses besoins en énergie d’ici 2050 avec des énergies vertes.

Lire la suite : https://abonne.lunion.fr/id215173/article/2020-12-13/le-laonnois-compte-sur-le-gaz-comme-carburant-davenir

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Métropole de Dijon : Un modèle de développement pour la mobilité hydrogène

h2-mobile.fr - Philippe Schwoerer

Publié le 14 décembre 2020

Alimenter des poids lourds et véhicules légers à l’hydrogène est surtout intéressant lorsque le gaz est produit avec des sources renouvelables locales. C’est précisément le scénario choisi par la métropole de Dijon qui compte ouvrir sur son territoire 2 stations pour une capacité totale encore jamais vue en France.

Un projet ambitieux

Responsable du Pôle ingénierie de la société dijonnaise Justy, Amaury Vaussanvin est à la manœuvre comme chef du programme pour le compte de la société de projet publique/privée DMSE (Dijon Métropole Smart Energhy).

« Il s’agit là d’une structure innovante et sans égal en France », lance notre interlocuteur. « Le projet de la collectivité est le plus ambitieux à date concernant la production et la distribution d’hydrogène en France pour la mobilité. Capable de délivrer jusque 1.200 kg d’hydrogène quotidiennement à elles 2, les stations de Dijon Nord et Dijon Sud totaliseront la plus forte capacité de l’Hexagone », se réjouit-il. « L’objectif est de convertir entre 2020 et 2030 la totalité des flottes de collecte des déchets et du transport urbain des personnes, soit 45 bennes à ordures ménagères et 175 bus », chiffre-t-il.

La première des 3 tranches

«  Labellisé par le pôle Véhicule du futur, le projet est doté pour la première de ses 3 tranches d’une enveloppe de 43 millions d’euros soutenue à hauteur de 13,3 millions par l’Ademe et la région Bourgogne-Franche-Comté », annonce Amaury Vaussanvin. « Se déroulant jusqu’en 2023, cette première partie comprend la construction des 2 stations évolutives et l’acquisition de 8 bennes à ordures et 27 bus. Des marchés vont être lancés avant la fin de l’année pour ces véhicules qui arriveront au fil de l’eau entre fin 2021 et 2023 », détaille-t-il.

«   Installée à Meursault, à une cinquantaine de kilomètres de Dijon, Rougeot Energie fournira les 2 stations clé en main. L’entreprise agira comme contractant EPC chargé de l’ingénierie, de l’achat des équipements en particulier auprès de McPhy, et de la construction des sites », poursuit-il.

Cercle vertueux et local

« Le projet hydrogène de la métropole de Dijon a été pensé pour initier un cercle vertueux et local. C’est un vrai choix politique de François Rebsamen, président de la collectivité », met en avant le chef de projet.

Lire la suite : https://www.h2-mobile.fr/actus/metropole-dijon-modele-developpement-mobilite-hydrogene/

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Quels sont les grands projets mobilité de Bordeaux Métropole ?

bordeauxtendances.fr

Publié le 14 décembre 2020

La mobilité est l’un des point noirs de la métropole bordelaise. Pour tenter d’y remédier, plusieurs projets sont en cours de réalisation. Parmi les plus marquants, le pont Simon Veil, le RER métropolitain entre Libourne et Arcachon, et le Bus à Haut Niveau de Service (BHNS). Tour d’horizon de ces projets. 

Ces trois projets ont été ralentis par plusieurs facteurs, souvent juridiques ou financiers. Mais bonne nouvelle, ils devraient bientôt voir le jour, afin de désengorger la 3e ville la plus embouteillée de France, selon le classement publié en 2019 par l’entreprise de GPS TomTom.

Le Pont Simone Veil en 2024

Après de nombreux rebondissements, les travaux du pont vont reprendre dès le mois de janvier prochain. Le marché vient d’être réattribué “au Groupement d’entreprises Bouygues TP Régions France et son co-traitant Profond pour un montant d’environ 47, 2M€” indique Bordeaux Métropole.

Comme l’ajoute la collectivité, “lieu de vie, résolument novateur, ce 6 ème pont servira de lien entre les rives et ses habitants. L’originalité du projet résulte, en effet, de la création d’un espace public majeur, sorte de plate -forme urbaine qui s’étendra au-dessus de la Garonne- grâce à un élargissement de plus de 20m de l’espace affecté aux piétons et deux roues- permettant ainsi les déambulations urbaines. Il accueillera également une voie par sens dédiée à un transport en commun en site propre, deux voies par sens affectées aux véhicules légers et aux poids lourds et une piste cyclable bidirectionnelle.“

La durée du marché est de 34 mois. Les travaux démarreront en janvier 2021 pour une mise en service qui reste envisagée début 2024.

Le RER métropolitain entre Libourne et Arcachon

Depuis le 13 décembre, la liaison ferroviaire reliant Libourne à Arcachon se fait sans changement à Bordeaux.

C’est une grande première, car cette ligne est la première diamétralisation (faire rouler un seul train en supprimant un terminus central) mise en place par la SNCF dans le cadre du grand projet de RER métropolitain. La finalité du projet sera articulé sur 200 km autour de Bordeaux, Arcachon, Libourne, Langon, Saint-Mariens et Le Verdon, dans 48 gares.

Lire la suite : https://www.bordeauxtendances.fr/2020/12/14/quels-sont-les-grands-projets-mobilite-de-bordeaux-metropole/

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La RATP et Sogaris veulent marier logistique urbaine et mobilité

lesechos.fr - Laurence Albert

Publié le 16 décembre 2020

Les deux groupes ont noué un partenariat stratégique pour développer des « centrales de mobilité » dans les villes, et notamment dans les parkings souterrains. Objectif : y faire cohabiter stationnement, location de véhicules, services et logistique urbaine.

Rassembler en un seul et même lieu tout un ensemble de services de mobilité, de la recharge de bornes électriques à l'autopartage, en passant par la location de trottinettes, le stationnement, et même les box de livraisons de colis ou la logistique urbaine… Alors que le foncier disponible se raréfie dans les villes franciliennes, la RATP et Sogaris font le pari que leur nouveau concept de « centrale de mobilité » peut trouver sa place en ville. Les deux groupes ont décidé d'unir leurs forces dans le cadre d'un partenariat stratégique.

Le modèle type ? Un parking souterrain, disposant d'une rampe d'accès, dont l'usage pourrait être mieux rationalisé grâce à de la co-activité. Soit en alternant les activités selon l'heure de la journée. Soit en allotissant mieux l'espace. « Les centrales de mobilités que nous développerons ensemble vont remplacer les parkings d'hier et pacifier la ville, intégrant stationnement et logistique urbaine, services aux habitants et aux professionnels » assure Jonathan Sebbane, directeur général de Sogaris.

services urbains

« La rareté de l'espace en ville doit nous conduire à privilégier la mutualisation et ce « mall de services urbains » à proximité, voire en pied d'immeuble facilitera la vie des usagers » détaille de son côté Valère Pelletier, le directeur de la Stratégie et du développement du groupe RATP. Pas question cependant de dupliquer un concept « sur étagère » : la physionomie des centrales de mobilité évoluera selon les possibilités offertes par les opérations immobilières. A Paris, il faudra travailler à partir des sites existants. La RATP et Sogaris comptent se positionner prochainement sur des appels d'offres.

Lire la suite : https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/la-ratp-et-sogaris-veulent-marier-logistique-urbaine-et-mobilite-1274469

 

Intelligence Artificielle

Une intelligence artificielle contre le gaspillage en restauration scolaire

metropole.nantes.fr - Communiqué

Publié le 15 décembre 2020

Nantes Métropole a développé un outil numérique pour aider les agents de la restauration scolaire à anticiper le nombre d’enfants présents au déjeuner. Cette expérimentation illustre comment la Charte de la donnée signée en 2019 encourage l’innovation.

Comment estimer au mieux le nombre d’élèves qui déjeuneront au restaurant scolaire un jour donné, alors que les commandes d’ingrédients doivent se faire plusieurs semaines à l’avance ? La question est d’importance quand on sait que 15 000 à 16 000 repas sont servis tous les jours dans les restaurants scolaires de la Ville de Nantes. Les agents de la restauration scolaire sont les plus à même d’y répondre, et c’est leur expérience qui leur permet de limiter le gaspillage alimentaire.
La collectivité a souhaité les aider dans leurs décisions. L’idée : mettre au point une intelligence artificielle (IA). « Avec cette IA, il s’agissait de mieux anticiper les commandes auprès des producteurs locaux, et adapter la production de la cuisine centrale », précise Florent Bedecarrats, à la direction des ressources numériques de Nantes Métropole.

L’enjeu était aussi social car la collectivité pratique une politique de table ouverte, qui permet aux enfants de s’inscrire le matin pour le midi. Cette flexibilité favorise l’accès de tous les enfants à une alimentation équilibrée.

Une aide à la décision

La mise au point de l’IA dédiée à la restauration scolaire s’est étalée sur un an, entre janvier et décembre 2020. « Le projet était possible car nous disposions déjà de données sur 10 ans, collectées par la restauration scolaire », explique le technicien. Deux entreprises nantaises, Verteego et Maestria, par ailleurs membre de NaonedIA, collectif nantais pour une IA responsable et éthique, ont été associées à ce « chantier numérique ».

Résultat des courses ? « En faisant des simulations sur 2018-2019 avec notre modèle de prédiction, on passe de 9,6 % de repas préparés en trop à 6,5 %, soit 430 repas  en trop évités par jour », indique Florent Bedecarrats, soulignant que l’IA « vise à donner aux agents du confort, les sécurise dans leurs prévisions. On ne remplace pas les agents  – qui sont bien les seuls à connaître la réalité du terrain et pouvoir réagir aux aléas ! – mais on les aide ».

Éthique et transparence

Lire la suite : https://metropole.nantes.fr/actualites/2020/services-administratifs/intelligence-restauration-scolai

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Cybersécurité. À Rennes, Glimps débusque les virus avec l’intelligence artificielle

ouest-france.fr -Pascal Simon

Publié le 13 décembre 2020

Créée il y a un an par quatre ingénieurs issus de la direction générale de l’armement, Glimps est l’une des startup en vue dans l’écosystème cyber de la métropole rennaise. L’équipe doit s’installer bientôt dans des locaux plus grands pour poursuivre son développement.

« Vous connaissez Boucle d’or ? La petite fille goûte les trois bols des oursons, essaye les trois fauteuils, puis les trois lits, etc... Imaginons que cette histoire soit un virus informatique, commence Frédéric Grelot, sûr de son effet. Un antivirus lambda saura le détecter parce qu’il reconnait le nom de Boucle d’or. Mais si on change le nom, les objets ou la langue de l’histoire, c’est fini. Alors que la technologie développée par Glimps le peut parce qu’elles ne s’arrêtent pas aux mots mais comprend le contexte, le sens du récit, le code du virus ».

Comment ? « Grâce à l’intelligence artificielle ! », sourit le confondateur de la startup Glimps., invité d’une rencontre en visioconférence avec Ouest-France, l’association des journalistes de défense (AJD) et deux autres entreprises innovantes, Starnav et Iguana Yachts. Il fallait bien une petite histoire pour vulgariser ce qui relève du chinois pour qui n’est pas un petit génie des mathématiques, des sciences appliquées et de la recherche scientifique fondamentale.

Créée fin 2019 par quatre ingénieurs passés par la délégation générale de l’armement (DGA), Glimps trace déjà sa route dans l’écosystème de la cybersécurité dans la métropole rennaise, désormais un territoire de référence et en perpétuel développement dans la matière« Le bassin rennais est hyper-dynamique en matière de cybersécurité et cyberdéfense. Il y a peut-être la région parisienne devant, et encore… »

Lire la suite : https://www.ouest-france.fr/politique/defense/cybersecurite-a-rennes-glimps-debusque-les-virus-avec-l-intelligence-artificielle-7084311

 

Services publics

Loi ASAP : quelles simplifications administratives pour vos démarches et formalités ?

service-public.fr - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Publié le 14 décembre 2020 - Illustration 1

Inscription à l'examen pratique du permis de conduire, ouverture d'un livret d'épargne populaire, justificatif de domicile, certificat médical pour la pratique sportive d'un enfant... La loi d'accélération et simplification de l'Action Publique (ASAP) permet de faciliter certaines démarches au quotidien. Elle a été publiée au Journal officiel du 8 décembre 2020.

Pour les particuliers, la loi ASAP prévoit notamment :

- la dispense de justificatif de domicile pour l'obtention des cartes d'identité, passeports, permis de conduire, avec la généralisation prochaine du dispositif Justif'Adresse  ;

- la suppression d'ici le 31 décembre 2020 du certificat médical systématique pour la pratique sportive des mineurs. Il suffira aux parents de fournir une déclaration parentale, sauf pour les sports à risque ;

- la création d'ici 2022 d'un service unique d'information aux familles pour connaître en temps réel les places de crèches et d'assistants maternels disponibles ;

- l’intégration du dossier médical à l'espace numérique de santé, dont l'ouverture sera automatique en 2022 ;

- de faciliter l'inscription à l'examen du permis de conduire. L'expérimentation d'un service d'enregistrement en ligne directement par le candidat ou son auto-école est prolongée jusqu'au 2 mai 2021 dans 5 départements ;

- de simplifier les formalités d'ouverture et la gestion du livret d'épargne populaire (LEP) : à la parution d'un décret, il ne sera plus nécessaire de fournir l'avis d'imposition à la banque, celle-ci se charge de vérifier l'éligibilité du client au livret directement auprès de l'administration fiscale ;

- de permettre aux résidents d'un certain nombre d'établissements (Ehpad, notamment) de payer leurs consommations d'énergie avec le chèque énergie pour 2021 ;

- de faciliter la procédure administrative d'expulsion en cas d'occupation illicite du domicile d'autrui.

Lire la suite : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14519

 

RGPD

Télex : 1ere amende RGPD pour Twitter, Datacenter Talend en Europe pour Stitch, Google explique sa panne mondiale

lemondeinformatique.fr - La rédaction du monde informatique

Publié le 15 Décembre 2020

- 1ere amende RGPD pour Twitter. Le régulateur Irlandais, la Data Protection Commission (DPC), vient d’infliger une amende de 450 000 euros au titre de manquement au règlement sur la protection des données personnelles. L’enquête a commencé en janvier 2019 à la suite de la réception d’une notification d’incident de Twitter. Le problème est que cette notification n’a pas été envoyée à temps (dans les 72 heures normalement) et elle était mal documentée. En conséquence, Twitter enfreignait l’article 33(1) et 33(5) du RGPD. Le DPO de Twitter a mis en avant un problème de sous-effectif pendant les fêtes de fin d’année en 2018 pour expliquer la notification hors-délai.

- 2e datacenter en Europe pour Talend. Situé à Francfort, en Allemagne, celui-ci est entièrement consacré aux clients de Stitch, le service d’ingestion de données dans le cloud de l’éditeur français. Ce datacenter opéré par AWS au sein de l’UE est entièrement opérationnel et héberge des clients depuis novembre 2020, précise Talend. Le spécialiste de l’intégration de données souhaite ainsi permettre à ses clients de mieux gérer la sécurité des données et de se conformer à la réglementation RGPD, suite à la décision de l’UE cet été d’invalider le Privacy Shield. L’offre Stitch fournit un accès immédiat aux données souvent stockées dans des centaines d’applications et de bases de données SaaS, indique Talend.

- Google s'explique sur sa panne mondiale. Survenue lundi à l'heure du déjeuner (heure française) la panne des services Google a fait s'arrêter une partie de l'activité terrestre. Suite à cet incident, la firme de Mountain View a apporté une explication : « A 12h47 heure de Paris Google a connu une panne de son système d'authentification d’une durée de 45 minutes environ en raison d'un problème de quota de stockage interne », a indiqué un porte-parole de l'éditeur. « Les services exigeant que les utilisateurs se connectent ont connu des taux d'erreur élevés pendant cette période. Le problème du système d'authentification a été résolu à 13h32 »

Lire la suite : https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-telex-1ere-amende-rgpd-pour-twitter-datacenter-talend-en-europe-pour-stitch-google-explique-sa-panne-mondiale-81364.html

 

Cybersécurité

Cybersécurité : face à quelles menaces faut-il se préparer ?

lagazettedescommunes.com - Laura Fernandez Rodriguez

Publié le 17 décembre 2020

Un webinaire organisé par Cybermalveillance.gouv et la Banque des territoires jeudi 17 décembre a donné des clés aux collectivités pour bâtir un environnement numérique de confiance, notamment avec le précieux retour d’expérience de la commune de Vannes, dans un contexte où les collectivités doivent faire face à une hausse des tentatives de cyberattaques.

« Il y a encore une forme de tabou sur ces sujets. On n’ose pas forcément reconnaître avoir été victime de cyberattaque. Le problème n’est pas de savoir si on l’a été, mais quand on va l’être », a constaté le député (LREM) Jean-Michel Mis, à l’occasion d’un webinaire organisé par Cybermalveillance.gouv et la banque des territoires jeudi 17 décembre. Pour rappel, elles sont 1 200 collectivités à avoir été la cible de cyberattaques en 2019.

Il est donc indispensable de mettre les moyens sur la cybersécurité, ce qui n’est pas simple dans un contexte de contrainte budgétaire. A Vannes, qui avait été victime d’une cyberattaque d’ampleur en 2016, la collectivité a décidé d’investir dans la cybersécurité, mais sans budget supplémentaire. « Il a fallu être très convaincants, et l’investissement se fait, mais au détriment d’autres projets de développement », confie Anne le Hénanff, première adjointe.

Miser sur la prévention et le secure by design

A Vannes, les 1 200 agents ont été formés sur une demi-journée aux enjeux de cybersécurité, mais la collectivité ne s’est pas arrêtée là, loin s’en faut. Elle organise des campagnes de faux mails pour mettre ses agents à l’épreuve : cliqueront-ils ? Et combien ? « Il y a un an, 24% d’entre eux ont cliqué. Sur la dernière campagne qui s’est achevée il y a quelques semaines, 17% ont cliqué. Il ne faut jamais s’arrêter, c’est un processus en continu », explique Anne Le Hénanff.

La collectivité a par ailleurs décidé de miser sur le « secure by design » autant que faire se peut et a intégré une clause de cybersécurité dans les appels d’offres de ses marchés publics. « Cela permet d’acculturer nos partenaires extérieurs », précise-t-elle.

Anticiper les failles et vulnérabilités

Emmanuel Vivé, président de Déclic, a souligné la nécessité de sensibiliser les élus et les agents face à la hausse de « micro attaques très impactantes sur le fonctionnement des collectivités », et est revenu sur certains cas qui ont été remontés à l’association. Par exemple, les mairies qui font face à des escroqueries au support technique, qui peuvent conduire à une prise de contrôle du poste informatique à distance.

Jérôme Notin, directeur général de Cybermalveillance.gouv, a souligné que le première menace à prendre en compte était le rançongiciel, et a rappelé qu’une solution imparable était la sauvegarde déconnectée, qui permet à une entité d’avoir la certitude de pouvoir récupérer ses données.

Lire la suite : https://www.lagazettedescommunes.com/714104/cybersecurite-face-a-quelles-menaces-faut-il-se-preparer/

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2,8 millions de signalements: le coronavirus provoque un boom de la cybercriminalité

Alors que le nombre de cambriolages et de vols diminue d'année en année, la cybercriminalité est, elle, en plein essor. Le Centre Cybersécurité Belgique (CCB) a déjà reçu 2,8 millions de signalements en ce sens cette année. C'est plus d'un million de plus qu'en 2019, rapporte jeudi le journal De Morgen.

Masques buccaux, offres de vaccins...

Les arnaques rebondissent souvent et rapidement sur l'actualité. Signalements de (tentatives d') hameçonnage (phishing) concernant la vente de masques buccaux, offres de vaccins ou encore fausse distribution de colis postaux: le CCB a vu tout cela passer ces derniers mois.

Au niveau international également, le nombre de cas d'hameçonnage augmente rapidement. Google a déjà détecté plus de 2 millions de faux sites de phishing en 2020, soit une augmentation de 19% par rapport à l'année dernière.

La ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) veut dès lors donner à la police de meilleurs outils numériques, afin qu'elle puisse lutter à armes égales contre les cybercriminels. Une "priorité" selon elle.

Lire la suite : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_2-8-millions-de-signalements-le-coronavirus-provoque-un-boom-de-la-cybercriminalite?id=10655833

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Cybersécurité : L'Europe veut un "cyberbouclier"

zdnet.fr - Louis Adam

Publié le 16 décembre 2020

Sécurité : La Commission européenne présente aujourd’hui sa nouvelle stratégie en matière de cybersécurité. Celle-ci vise à proposer une refonte du cadre réglementaire en vigueur en Europe, ainsi qu’un réseau de centres opérationnels interconnectés visant à protéger l’Europe des cyberattaques.

Le sujet du numérique est au centre des préoccupations de la Commission européenne cette semaine. Après avoir présenté hier sa nouvelle proposition en matière de régulation des plateformes, la Commission annonce aujourd’hui ses plans en matière de cybersécurité européenne. Dans une tribune publiée par Ouest France, les commissaires européens Thierry Breton et Margarítis Schinás reviennent sur les ambitions de ce nouveau plan d’action : « il est urgent pour l’Europe de renforcer ses moyens technologiques, opérationnels et politiques lui permettant de faire face à une cyberattaque d’ampleur, qui toucherait simultanément plusieurs pays de l’Union. Nos objectifs sont clairs : détecter, défendre, dissuader ».

Un nouveau cadre

La stratégie de la Commission passe tout d’abord par deux propositions de directives.

Il s’agit tout d’abord d’une refonte de la directive NIS/SRI (Network and Information Security, ou Sécurité des réseaux et des systèmes d'information, en français) : ce texte, adopté par les institutions européennes en 2016, définit les obligations qui s’appliquent pour les « opérateurs de services essentiels » définis dans la directive. La commission souhaite donc proposer une refonte de cette directive, une directive NIS2 ou SRI2 dans sa version française, qui « renforce les exigences de sécurité imposées aux entreprises, traite de la sécurité des chaînes d'approvisionnement et des relations avec les fournisseurs, rationalise les obligations de déclaration, introduit des mesures de surveillance plus strictes pour les autorités nationales, renforce les exigences relatives à l'application de la législation et vise à harmoniser les régimes de sanctions dans tous les Etats membres ». La nouvelle version de la directive proposée par la Commission entend également se doter d’un pouvoir de sanction administrative pour punir les entreprises qui ne se conforment pas aux dispositions prévues par le texte.

Une seconde directive relative à la résilience des entités critiques, directive CER, viendra compléter le dispositif. Cette directive est une refonte de la directive de 2008 sur les infrastructures critiques européennes. La nouvelle version proposée par la Commission vise à élargir le champ d’application de cette directive à de nouveaux secteurs d’activités : « l'énergie, les transports, les services bancaires, les infrastructures de marchés financiers, la santé, l'eau potable, les eaux usées, les infrastructures numériques, l'administration publique et l'espace ». Cette nouvelle directive prévoit également que les Etats membres adoptent « une stratégie nationale visant à garantir la résilience des entités critiques ».

Réorganiser les troupes

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