Revue de presse ADCET n° 95 du 2 novembre 2020

Mobilité

TGV, métro, bus : les transports publics sont déjà sevrés de passagers

lesechos.fr - Denis Fainsilber

Publié le 28 octobre 2020

Dans les TGV comme dans les bus, TER et métros, les trafics sont nettement inférieurs à la normale. Un nouveau confinement aggravera encore fortement l'équilibre de leur modèle économique, pour 2020 et au-delà.

Les transports collectifs vont rentrer dans la seconde période de confinement en étant toujours à genoux. Pour les trajets domicile-travail du quotidien comme les parcours plus lointains, professionnels ou loisirs, les Français ont tendance à limiter leurs déplacements depuis le déconfinement, mettant à mal un système aux coûts fixes élevés et peu variables.

A la SNCF, la branche Voyages, qui regroupe les TGV et les trains Intercités, accusait fin septembre une baisse de 35 % de son trafic sur un an. Et le niveau des réservations rester anormalement bas, obligeant le transporteur national à supprimer quelque 5 % de ses TGV programmés d'ici à la fin de l'année, pour faire des économies de coûts. Quant à ses trains régionaux TER, la baisse de fréquentation était de 25 % à la même période. Avec le reconfinement et des taux de remplissage des trains qui restent bas, la question d'une nouvelle baisse de l'offre va fatalement se poser.

Dans les transports urbains, l'autorité organisatrice des transports franciliens (IDFM) a arraché une aide d'environ 2,6 milliards de l'Etat, après d'âpres négociations (1 milliard en cash et des avances remboursables échelonnées jusqu'en 2028), pour couvrir les conséquences financières du confinement de mars à mai. Toutefois et pour le moment, seule une première avance de 425 millions a été injectée vers la RATP et Transilien (SNCF). La perspective d'un nouveau confinement d'un mois minimum, qui arrive après l'instauration du couvre-feu à 21 heures , va encore fortement dégrader les comptes, en baissant mécaniquement les volumes d'abonnement avec un télétravail massif.

Budget difficile à équilibrer

Lire la suite : https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/tgv-metro-bus-les-transports-publics-sont-deja-sevres-de-passagers-1259930

•••

Belgique

Mobilité : une compensation financière octroyée à la SNCB et Infrabel par le gouvernement

bx1.be - Belga

ïbmoé me 31 octobre 2020

Le conseil des ministres a décidé d’allouer une allocation forfaitaire exceptionnelle à la SNCB ainsi qu’à Infrabel afin de compenser l’impact négatif de la crise du Covid-19 sur leur situation financière.

La SNCB recevra à ce titre 264 millions d’euros, et Infrabel 46,9 millions d’euros, selon un communiqué du ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo).

“Il est nécessaire, suite à la pandémie de Covid-19, d’éviter une dégradation de la situation financière de la SNCB et d’Infrabel qui remettrait en cause leur capacité à assumer pleinement leurs missions de service public“, selon le ministre.

Ces subventions seront payées par l’Etat au plus tard le 31 décembre 2020.

Source : https://bx1.be/news/mobilite-une-compensation-financiere-octroyee-a-la-sncb-et-infrabel-par-le-gouvernement/

•••

Autonomy 2020, un salon 100% digital et entièrement gratuit

avem.fr - Emmanuel Maumon

Publié le 29 octobre 2020

Autonomy, le salon international des solutions de mobilité durable, se déroulera les 4 et 5 novembre, non pas comme les années précédentes au sein de la Halle de la Villette à Paris mais, crise sanitaire oblige, dans un format 100% digital et entièrement gratuit. L’ambition des organisateurs est de permettre à tous les participants de profiter de ce qui se fait de mieux en matière de mobilité… depuis leur écran d’ordinateur !

Cette année encore, l’objectif du salon Autonomy est de promouvoir la transition vers une mobilité intelligente et durable en créant des passerelles entre les entreprises innovantes, créatrices de solutions de mobilité adaptées aux enjeux contemporains, et les décideurs publics et privés du monde entier, à même d’adopter et de mettre en place ces solutions. Ces interactions se feront cette année via une plateforme web sur laquelle tous les participants se retrouveront pendant deux jours pour découvrir, échanger et « networker » via des outils numériques : live chat, vidéoconférences, webinaires, brochures digitalisées…

Une édition axée sur 7 thématiques sectorielles

7 secteurs seront à l’honneur au cours de cette édition 2020. Les deux premiers sont ceux de la micromobilité et de la mobilité active d’une part et de la mobilité partagée d’autre part. Il s’agit là de favoriser la forme de mobilité la plus saine, la plus propre et la plus économique en ville mais aussi de proposer de nouveaux services de mobilité partagée pour compléter l’offre de transports en commun. Autre secteur mis en lumière, celui des solutions de MaaS (Mobility as a Service), de billetterie et de paiement. Un domaine dans lequel des entreprises comme SAP sont susceptibles de fournir en temps réel des informations précises permettant aux villes intelligentes du futur de résoudre des défis difficiles et de transformer la mobilité urbaine en un service public.

Lire la suite : http://www.avem.fr/actualite-autonomy-2020-un-salon-100-digital-et-entierement-gratuit-8311.html

Services Publics

Dématérialisation des services publics : un demi-milliard d'euros pour la e-administration en 2021

mairie-info.com - Ludovic Galtier

Publié le 27 octobre 2020

La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, a annoncé, vendredi, que 500 millions d’euros seraient consacrés à la « transformation numérique de l’État et des territoires » en 2021, dont 88 millions d’euros pour les collectivités. En ligne de mire : la dématérialisation de 250 démarches administratives du quotidien en 2022.
Un demi-milliard d’euros, sur les 100 milliards d’euros du plan de relance, sera fléché vers la dématérialisation des services publics en 2021 afin que « 100 % des démarches administratives », selon la formule utilisée par le candidat Macron en 2017, puissent être effectuées depuis Internet en 2022. Ces fonds permettront « d’accélérer la numérisation » des 250 démarches du quotidien ciblées par le gouvernement, selon la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin. 
Dans le détail, une première enveloppe de 204 millions d’euros sera dédiée à l’administration numérique. Celle-ci a notamment pour but de, façon très générale, de « favoriser le partage des données pour améliorer le pilotage des politiques publiques » et de « soutenir les projets et les bonnes pratiques des territoires ». À ce sujet, 88 millions d’euros - c’est la deuxième enveloppe - seront investis spécifiquement pour « soutenir les projets des collectivités » (lire Maire info du 20 mars 2019). « Nous devons aller plus loin dans la relation réciproque entre les services de l’État, les collectivités, les opérateurs et l’Arcep de sorte que nous n’ayons pas de territoires oubliés », déclarait, hier à ce sujet à Paroles d'élus, le ministre chargé de la Ruralité, Joël Giraud, en marge du congrès de l'Association nationale des élus de montagne (Anem). 
La formation et l’équipement des agents (Caf, Pôle emploi) en « nouveaux outils numériques permettant le télétravail ou le travail en mobilité (visioconférences, espaces numériques de travail...) » sont l’objet de la dernière enveloppe d’un montant de 208 millions d’euros. Les jeunes pourraient notamment être appelés en renfort puisque la création de 100 000 emplois (concours, contrat, apprentissage, service civique...) est, en effet, prévue d’ici 2021 dans la fonction publique territoriale, pour les citoyens qui ambitionnent d'être acteurs de la relance économique de la France. « Entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021, tous les contrats d'apprentissage dans la fonction publique territoriale sont soutenus pour les employeurs à hauteur de 3 000 euros », annonçait, hier sur Public Sénat, Amélie de Montchalin.

182 des 250 démarches administratives ciblées actuellement en ligne

Lire la suite : https://www.maire-info.com/numerique/dematerialisation-services-publics-un-demi-milliard-deuros-pour-la-e-administration-en-2021-article-24651

 

Identité numérique

Identité numérique : Alicem a le seum*

nextimpact.com - Jean-Marc Manach

Publité le 28 octobre 2020

L'ENA pointe du doigt « la peur d'un fichage généralisé ».

L'application de reconnaissance faciale biométrique fonctionne mal. L'identité numérique n'aura pas pour « coeur de cible » les usages « régaliens », mais l'accès aux services municipaux, au DMP et aux livrets scolaires, ainsi qu'aux sites de rencontre et de jeux en ligne. Une campagne d'« e-influence » est par ailleurs d'ores et déjà prévue.

Contrairement à ce que nous écrivions en juillet dernier, sur la foi des préconisations de la mission d’information de l’Assemblée sur l’identité numérique, le projet d'application de reconnaissance faciale Alicem (pour « Authentification en ligne certifiée sur mobile »), censé permettre de s’identifier sur un service en ligne officiel avec une application biométrique, est tout sauf « fini ».

L'Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS) a en effet lancé, début août, un appel d'offres (le .zip, 20Mo) relatif à son futur Système de Gestion de l’Identité Numérique (SGIN), « qui permettra notamment d’étendre les fonctionnalités et la couverture de la solution Alicem à d’autres terminaux et d’autres moyens d’authentification ». Son objectif est de « proposer un système d’information complet, robuste et enrichissant Alicem, permettant de couvrir tous les cas d’usage de l’identité numérique ».

La date prévisionnelle de notification de l’accord-cadre, d'un montant estimatif situé entre 26 et 42 millions d'euros, a été fixée au 1er janvier 2021, pour une ouverture des premiers services prévue en mai 2022... si tout se passe bien. Les centaines de pages du cahier des charges recèlent en effet de (très) nombreuses fonctionnalités à développer, et problèmes à régler. Sans compter les éventuelles oppositions politiques et citoyennes que le projet pourraient susciter, et dont l'appel d'offres se fait aussi l'écho.

En attendant la future carte nationale d’identité électronique CNIe 

L'ANTS justifie l'expression de besoin de ce SGIN au motif qu'Alicem avait été « développée à partir de 2016 (...) en tirant parti des technologies existantes à l’époque », et limitée aux seuls titulaires d'un appareil Android muni d'un lecteur NFC.

A contrario, le SGIN offrira également une application iOS, ainsi qu'un client web pour pouvoir s'enrôler depuis un navigateur « dans un premier temps, sur des ordinateurs maitrisés dans le cadre des "maisons France Services", puis les ordinateurs des usagers, avec l’aide d’un lecteur de carte ».

Le SGIN supportera également « de nouveaux titres tels que la future carte nationale d’identité électronique CNIe ». Il proposera en outre « une panoplie de services d’aide à l’authentification pour des tiers (ex : divulgation sélective d’information comme une preuve de majorité certifiée, etc.) », ainsi que des « processus enrichis et adaptés pour une meilleure inclusivité : gestion de l’identité numérique pour les mineurs, accessibilité renforcée pour les publics souffrant de handicaps ou éloignés du numérique, etc. »

*(NDLR) Le Seum signifie dans le langage des ados l’énervement, la malchance.

Lire la suite : https://www.nextinpact.com/article/43651/identite-numerique-alicem-a-seum

•••

Thales lance sa nouvelle offre de Vérification d’Identité, une solution sécurisée basée sur la biométrie pour l’enrôlement à distance des clients

businesswire.com - Communiqué Thales

Publié le 29 octobre 2020

Thales, leader mondial de la sécurité numérique, a lancé sa nouvelle offre de vérification d’identité, pour adresser le besoin évolutif d’enrôlement des clients à distance. Centrée sur la confidentialité et l'expérience utilisateur, la solution IDV Suite permet un service de vérification d'identité sécurisé 100 % IA. Elle intègre les dernières technologies de reconnaissance faciale, la vérification de l’authenticité des documents d’identité et l'apprentissage automatique. L’offre répond aux contraintes de la Covid-19 en proposant des interactions sans contact, permettant ainsi aux prestataires de services d’atteindre les utilisateurs via une application mobile ou web.

« La solution IDV de Thales répond à l'impératif urgent qui est celui d'identifier les personnes de manière fiable et « sans contact », offrant ainsi aux prestataires de services une solution intelligente pour sécuriser les utilisateurs référencés »

La vérification sécurisée de l'identité est devenue un élément essentiel de la sécurité en ligne et de l’enrôlement numérique. Elle représente une excellente opportunité de croissance pour les entreprises. En ce qui concerne l'enrôlement à distance ou la réglementation KYC (Know Your Customer, connaissance client), la vérification de l'identité est essentielle pour détecter efficacement la fraude et par conséquent renforcer la confiance des utilisateurs dans le monde numérique.

IDV Suite conçue par Thales offre une expérience utilisateur sécurisée et fluide pour accéder aux services des différents marchés : industrie de voyage (compagnies aériennes et sécurité aéroportuaire, sociétés de location de voitures, transports publics et privés), les opérateurs de télécommunications, les banques, services du citoyen (permis de conduire international) ou tout prestataire de service en ligne nécessitant une conformité à la réglementation KYC.

Pour faciliter le déploiement de la solution, Thales propose des options d'intégration flexibles, notamment une connexion hautement sécurisée au serveur Thales IDV en mode SaaS (Solution as a service).

L’offre modulaire propose une totale souplesse de déploiement grâce une solution unique opérationnelle s’intégrant dans tous les canaux mobiles, sites web ou au travers d’un réseau de lecteurs de documents dédiés. Cette flexibilité s'aligne ainsi sur les attentes de chaque secteur en matière de sécurité. En passant de la vérification de la validité de la zone de lecture automatique (MRZ) d'un document d'identité à un contrôle plus avancé sous lumière blanche, infrarouge et UV, la solution peut également effectuer en toute sécurité une vérification des données extraites via NFC (sans contact) de la puce des documents électroniques.

La technologie de biométrie faciale avancée est également une fonctionnalité essentielle de l’offre IDV Suite, qui intègre une détection du vivant dite passive pour simplifier l'expérience utilisateur . Le client est invité à prendre un selfie, puis la solution analyse de manière transparente la ‘preuve du vivant’ du selfie et le compare en toute sécurité au portrait figurant sur le document d'identité, ce qui permet une vérification biométrique rapide et efficace de l'identité.

Lire la suite : https://www.businesswire.com/news/home/20201029005366/fr/

5G

Issy-les-Moulineaux : un challenge pour tester des innovations avec la 5G

lesechos.fr - Adelaïde Tenaglia

Publié le 29 octobre 2020

La ville des Hauts-de-Seine a lancé un « Challenge 5G » pour permettre à des entreprises de texter des usages concrets de la 5G. Les entreprises sélectionnées dans le cadre du Challenge 5G pourront expérimenter leur innovation pendant 6 mois.

On entend beaucoup parler de l'arrivée de la 5G mais difficile d'imaginer concrètement ce qu'elle pourrait changer dans notre vie quotidienne. Dans cette optique, la ville d'Issy-les-Moulineaux, en partenariat avec Orange, vient de lancer le « challenge 5G » le 15 octobre dernier. Un appel à projet lancé auprès des start-up, PME et entreprises innovantes de la région, pour identifier les usages grand public de la cinquième génération de télécommunications mobiles.

Améliorer le quotidien

Jusqu'au 31 octobre, les entreprises de moins de 250 salariés sont invitées à envoyer leur proposition de mise en application de la 5G qui pourrait améliorer le quotidien des habitants d'Issy Les Moulineaux. « Quand on parle de 5G, beaucoup de personnes imaginent des inventions futuristes comme des voitures connectées » plaisante Eric Legale, directeur général d'ISSY MEDIA, pilote du projet. « Mais en réalité il y a des innovations bien plus accessibles et réalisables à court terme ».

Cela se concrétise principalement par une amélioration de services existant déjà aujourd'hui, comme la télémédecine, ou encore des enceintes connectées à destination d'un public senior, avec une télécommande vocale. « Ces technologies existent, mais elles ne sont pas encore tout à fait au point », explique Eric Legale. Avec la 5G, le débit serait beaucoup plus élevé et la connexion instantanée. Une avancée majeure, selon lui. « Cela fait partie du développement naturel d'une collectivité locale, défend-il. Il est important de mettre à disposition de la population les moyens les plus performants possibles ».

Expérimentation

Lire la suite : https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/issy-les-moulineaux-un-challenge-pour-tester-des-innovations-avec-la-5g-1260154

Blockchain

Opinion | Europe : pas de souveraineté numérique sans la blockchain

lesechos.fr - Frédéric Montagnon (président d’Arianee Project),  Pierre-Nicolas Hurstel  (directeur général d’Arianee Project)

Publié le 30 octobre 2020

Les Européens retrouveront leur souveraineté numérique accaparée par les Gafam et BATX quand ils reprendront le contrôle des données qu'ils produisent sur Internet. C'est tout l'intérêt de la blockchain, écrivent Frédéric Montagnon et Pierre-Nicolas Hurstel, président et directeur général d'Arianee Project.

A Paris comme à Bruxelles, on s'évertue encore à croire que l'Europe peut produire ses propres champions face aux géants numériques américains et chinois. Les discours ne trompent personne : il est désormais trop tard pour que l'Union européenne ou n'importe lequel de ses Etats membres reprenne le contrôle sur les systèmes d'information qui animent l'Internet tel que nous le connaissons.

Si l'Europe et la France veulent adresser le problème de la souveraineté numérique, il faut abandonner un modèle qui n'a que trop duré : celui des plateformes centralisées qui a permis l'hégémonie des géants américains et chinois.

Qu'il s'agisse du stockage, des flux ou du traitement de la donnée, les Gafam américains et les BATX chinois se sont approprié la quasi-totalité de l'espace numérique global. A ce jour et grâce à leurs géants respectifs, Etats-Unis et Chine concentrent la gestion de l'immense majorité des données au niveau mondial, y compris celles des internautes et mobinautes européens, sans que l'Europe puisse fournir d'alternative sérieuse.

L'Europe a tout essayé

En une décennie, le Vieux Continent a pourtant tout essayé. D'abord, la voie réglementaire, avec le RGPD, pour tenter de forcer les géants à se plier aux mêmes exigences que leurs concurrents européens en matière de « privacy ». Mais peut-on contrôler les flux de données et leur utilisation par des plateformes qui sont conçues en dehors de nos frontières ? De plus, le temps législatif est beaucoup trop lent par rapport à l'innovation technologique.

Ensuite, les financements publics, pour faire émerger un écosystème compétitif local. Mais il est illusoire de penser qu'on peut débrancher les Européens des outils américains ou chinois sans les cloisonner dans un cadre euro-centré, alors que le numérique est un environnement mondialisé.

Opinion | On ne construit pas l'Europe du numérique en s'attaquant aux « vilaines plateformes » !

La création de champions européens face aux géants américains et chinois restera une chimère tant que l'Europe essaiera de fournir une réponse au mauvais problème. La question de la souveraineté se pose au niveau des Etats comme des citoyens. Si l'on veut récupérer cette souveraineté sur nos données, il ne faut pas tenter de les mettre dans les mains de nouvelles sociétés, mais de faire en sorte que nous en ayons le contrôle.

Standards ouverts

Lire la suite : https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-europe-pas-de-souverainete-numerique-sans-la-blockchain-1260688

•••

La blockchain peut résoudre les problèmes d'éthique et de partialité de l'IA

zdnet.fr - Eileen Brown

Publié le 30 octobre 2020

Technologie : De nombreux algorithmes de machine learning et d'IA sont centralisés, sans aucune transparence dans le processus. Aujourd'hui, une start-up basée sur une blockchain vise à améliorer la transparence dans les flux de travail des entreprises.

Le marché mondial de l'IA prévoit d'atteindre 266 milliards de dollars d'ici 2027. Selon IDC, les dépenses mondiales en matière d'IA devraient doubler en quatre ans, pour atteindre 110 milliards de dollars en 2024. Toutefois, l'augmentation rapide de l'adoption de l'IA au niveau mondial a suscité des inquiétudes quant à la protection de la vie privée, l'équité et la transparence.

La société suédoise Unbiased a pour objectif d'élaborer des solutions pour résoudre les problèmes éthiques liés à l'IA et aux données volumineuses en utilisant la technologie de la blockchain. La société a annoncé le lancement de son outil Data Marketplace, destiné à être une « solution B2B à guichet unique » pour les entreprises travaillant avec des applications d'IA et de machine learning.

La solution comprend des outils de développement d'IA décentralisés et centrés sur la protection de la vie privée pour les entreprises qui travaillent avec des applications d'IA et de machine learning, comprenant la collecte de données, l'annotation, l'étiquetage et l'analyse qui sont tous enregistrés dans la chaîne de traitement.

Miser sur la transparence

Le projet a été introduit en version bêta en mars 2020, et est maintenant opérationnel pour un usage commercial. Actuellement, la plupart des outils de génération d'ensembles de données pour la formation à l'apprentissage machine supervisé et aux algorithmes d'IA ont tendance à être centralisés, sans aucune transparence dans le processus. Cela peut entraîner des résultats biaisés au fur et à mesure que l'algorithme apprend, et peut être faussé par des données erronées.

La start-up utilise la blockchain Telos pour suivre toutes les actions sur la plateforme du marché des données, y compris la création de projets et de tâches, les contributions des travailleurs et l'échange de données. Unbiased a choisi le moteur de gouvernance de Telos, Telos Decide, pour son intégration dans les flux de travail des entreprises.

L'Unbiased Data Marketplace est soutenu par l'Unbiased WorkForce, une plateforme de crowdsourcing avec des outils de collecte et d'annotation des données nécessaires pour le sourcing des ensembles de données IA et ML. La plateforme prend actuellement en charge plus de 20 types de projets et de tâches.

L'IA de plus en plus déployée en entreprise

Lire la suite : https://www.zdnet.fr/actualites/la-blockchain-peut-resoudre-les-problemes-d-ethique-et-de-partialite-de-l-ia-39912263.htm